Communiqué de presse : 40% des petites entreprises belges ne sont pas encore prêtes pour l'e-facturation, selon une étude Xerius et UHasselt
Et ce, alors que la facturation électronique entre en vigueur dans quelques jours (le 1er janvier 2026).
Anvers, 18 décembre 2025 – Dans quelques semaines - le 1er janvier 2026 – la facturation électronique deviendra obligatoire. Or, une étude réalisée par Xerius et l'Université de Hasselt en novembre et décembre auprès de 1.000 chefs d'entreprise belges révèle que près de six petites entreprises sur dix (59%) sont (presque) prêtes à franchir le pas. Un quart d'entre elles (25%) s'y emploient, tandis que 16% de chefs d'entreprise ne sont pas encore prêts pour l'e-facturation.
L'étude révèle aussi que 11% des chefs d'entreprise s'attendent à rencontrer des problèmes lors de la phase initiale. C'est surtout le cas pour les entrepreneurs qui ne maîtrisent pas l'informatique. La majorité des répondants (77%) considèrent qu'ils sont moyennement à bien informés, grâce surtout à leur comptable ou fiduciaire. Les entreprises ont tout avantage à opter dans les délais pour la facturation électronique, car les amendes peuvent atteindre 5.000 euros.
Pas moins de 59% des chefs d'entreprise belges estiment qu'ils sont (presque) prêts pour la facturation électronique. Quatre entreprises sur dix le sont même totalement. Pour les autres, il reste du pain sur la planche, car une entreprise sur six (16%) n'y est pas du tout préparée.
Les entreprises sans comptable sont le plus en retard
Quelque 24% des entreprises qui ne font pas appel à un comptable externe ne sont pas prêtes pour l'e-facturation, contre 14% des entreprises qui en ont un. Les entreprises sans comptable sont également moins bien informées quant à leurs obligations mais, fait marquant, elles ne s'attendent pas (plus que les autres) à rencontrer des problèmes majeurs. Il s'agit souvent de petites sociétés unipersonnelles: plus de 22% de sociétés individuelles ne sont pas prêtes, contre 8% des sociétés à responsabilité limitée.
« Ce sont surtout les sociétés unipersonnelles qui diffèrent autant que possible le passage à l'e-facturation, surtout lorsqu'elles n'ont pas de comptable. Pourtant, 70% d'entre elles connaissent parfaitement leurs obligations dans ce domaine. On peut donc réellement parler de procrastination », explique Maarten Corten, Professeur d'Auditing & Accounting à l'UHasselt.
Plus une entreprise émet de factures, mieux elle est préparée. Les chefs d'entreprise qui ne produisent que peu de factures sont moins prêtes, ce qui ne veut pas nécessairement dire qu'elles rencontreront de grands problèmes. « La plus grande source de préoccupation, ce sont les entreprises peu ou pas informatisées: 32% des chefs d'entreprise qui n'utilisent presque pas d'outils numériques s'attendent à rencontrer de graves problèmes, contre 8% des entreprises correctement informatisées. »
Pourquoi les entreprises attendent-elles ?
Le choix de la solution de facturation électronique est l'obstacle majeur. C'est le motif le plus souvent invoqué pour justifier le retard:
- 22% des entreprises recherchent un outil facile à utiliser
- 16% souhaitent recevoir des conseils pour choisir leur solution
- 17% désirent être aidées lors de la mise en œuvre de la solution choisie
- 14% doivent recevoir une assistance pour intégrer leurs différents outils
« De nombreuses PME ont choisi leur plateforme de facturation électronique au cours des derniers mois. Ce n'est cependant pas encore le cas pour 22% d'entre elles. Souvent parce qu'elles désirent comparer différentes solutions ou se concerter avec leur comptable », souligne Stéphanie Gowenko (Xerius). Pour obtenir les informations voulues, elles font surtout appel à leur comptable (externe) ou à leur guichet d'entreprise, ainsi qu'à l'administration et aux fournisseurs de logiciels.
Les comptables aident à franchir le pas
Plus de la moitié (53%) des entreprises qui ne sont pas encore prêtes indiquent qu'il n'y a plus réellement d'obstacle à franchir. Certaines raisons sont cependant récurrentes lorsqu'on leur demande pourquoi elles diffèrent leur décision:
- Pas encore d'obligation légale (17%)
- Coût trop élevé de la solution ou de l'abonnement (17%)
- Méconnaissance des contraintes techniques (13%)
- Difficultés pour les petits montants (notes de restaurant) (13%)
- Interaction avec les systèmes de facturation des particuliers (12%)
- Difficulté à choisir la solution (12%)
- Manque de clarté quant aux amendes (9%)
- Incertitudes quant à l'utilisation des données par l'État ou des tiers (8%)
« Une progression notable a été observée dans le sens de l'e-facturation. Cette avancée est surtout à mettre à l'actif des comptables externes. Les chefs d'entreprise qui n'ont pas de comptable peuvent demander conseil à leur guichet d'entreprise. Heureusement, la facturation électronique génère très vite un appréciable gain de temps, ce qui permet aux entrepreneurs de se concentrer sur ce qui compte vraiment. Car les indépendants veulent avant tout pouvoir s'occuper de leur business. Quant au coût, il ne doit pas constituer un obstacle, car des solutions très abordables sont disponibles », conclut Stéphanie Gowenko (Xerius), qui a lui-même investi dans OkiOki, une appli/plateforme simple à utiliser.
« Nombreuses sont encore les entreprises à attendre le deadline du 1er janvier 2026 pour se décider. Cette échéance approche cependant rapidement. Or, la période de tolérance – jusqu’à la fin mars – ne doit certainement pas être considérée comme un délai supplémentaire. Pourquoi ? Parce que, comme chef d'entreprise, vous devez pouvoir prouver que vous avez entrepris à temps toutes les démarches voulues pour être en règle. Sur le marché, il existe d'innombrables plateformes d'e-facturation, plus accessibles les unes que les autres. Pour la plupart des entreprises, la meilleure solution consiste à franchir le pas dès maintenant. Non seulement pour évier les amendes – qui peuvent atteindre 5.000 euros – mais surtout pour pouvoir envoyer et recevoir aisément des factures dès le 1er janvier. La période de tolérance a pour seul but de permettre de résoudre les problèmes techniques inattendus, et non de différer la décision », conclut Maarten Corten, Professeur d'Auditing & Accounting à l'Uhasselt.
À propos de l'étude
L'étude de l'adoption de la facturation électronique par les petites entreprises belges a été menée via un sondage online réalisé entre le 18 novembre et le 9 décembre auprès de 980 chefs d'entreprise ayant répondu à l'intégralité du questionnaire.
La majorité des répondants sont des gérants de sociétés unipersonnelles (56%) ou de sociétés à responsabilité limitée (34%). Les autres sont des administrateurs d'une SNC (2%), d'une SA (2%) ou d'une autre forme de société (5%). La moitié des entreprises ont moins de 10 ans. Quelque 68% n'emploient pas de personnel, 27% emploient entre 1 et 3 personnes, 3% entre 4 et 10 personnes et 2% ont plus de 10 collaborateurs. Bien qu'une enquête par sondage soit toujours sujette à un biais de sélection, ces statistiques correspondent à la répartition au sein de la population des entrepreneurs indépendants en Belgique, ce qui indique que l'échantillon peut être considéré comme représentatif. Cela ne vaut toutefois pas pour les grandes entreprises, qui ne faisaient pas l'objet de cette enquête.
À propos de Xerius
Xerius aide les entreprises à se lancer, modifier leur activité et y mettre fin. Cela signifie que nous réglons notamment les démarches administratives des indépendants débutants.
Xerius calcule également les cotisations sociales pour le compte des autorités et conseille les entrepreneurs sur leurs devoirs et leurs droits.
Avec 12 bureaux en Belgique, Xerius prend à cœur les intérêts de plus de 238 000 indépendants et 140 000 sociétés.
Le pas vers le statut d’indépendant.e est plus petit que vous ne le pensez – Xerius
A propos de l'UHasselt Research Center for Entrepreneurship and Family Firms
Le Research Center for Entrepreneurship and Family Firms (RCEF) de l'Université de Hasselt est un centre de recherche interdisciplinaire spécialisé dans les entreprises familiales et l'esprit d'entreprise. Le Centre s'efforce de générer de la valeur sociétale en menant des études académiques pertinentes et rigoureuses, en transmettant les savoirs et en offrant des services de choix aux entreprises et organisations.
https://www.uhasselt.be/rcef
maarten.corten@uhasselt.be
Pour plus d'information (presse uniquement: merci de ne pas publier):
Wavemakers PR – Emanuel Sys, emanuel@wavemakers.eu, 0486 17 52 65
Communiqué de presse - étude Xerius et UHasselt - 40% des petites entreprises belges ne sont pas encore prêtes pour l'e-facturation - 18.12.2025.pdf
PDF 158 KB

