Communiqué de presse Xerius : Les indépendants travaillent en moyenne 22 jours par an lorsqu'ils sont malades
Très peu font appel à l'indemnité légale d'incapacité de travail
Bruxelles, le 12 octobre 2026 - La quasi-totalité des indépendants (97%) ont travaillé alors qu'ils étaient malades au cours des deux dernières années. En moyenne, cela représente 22 jours par an. C'est ce qui ressort d'une enquête menée par Xerius en 2026 auprès de 2.282 entrepreneurs en Belgique. La crainte d'une perte de revenus et celle de voir le travail s'accumuler sont les principales raisons qui les poussent à poursuivre leur activité en cas de maladie. Le manque d'information sur l'indemnité légale d'incapacité de travail constitue aussi un frein important : près de la moitié ignorent qu'ils y ont droit et seul un indépendant sur six en connaît le montant. Moins d'un indépendant belge sur cinq a déjà fait appel à ce système.
Pour les indépendants, être malade signifie rarement arrêter de travailler
Au cours des deux dernières années, environ 97% des entrepreneurs ont travaillé au moins une fois alors qu'ils étaient malades. Plus de trois sur quatre (77%) se sont rendus dans leur commerce ou leur entreprise malgré leur état de santé, tandis que quatre sur dix (39%) ont travaillé depuis leur domicile, certains combinant les deux. Les indépendants qui poursuivent leur activité lorsqu'ils sont malades le font moins de 22 jours par an en moyenne. Par ailleurs, 67% des entrepreneurs interrogés déclarent travailler souvent malgré des douleurs.
Rhume, mal de dos, migraine ou mal de ventre ne les arrêtent pas
Lorsqu'il s'agit de leur propre santé, les indépendants ne voient dans un rhume, un mal de dos, des maux de tête, une migraine ou un mal de ventre aucune raison de rester chez eux ou de ne pas travailler. Ainsi, 82% continuent à travailler en cas de rhume. Il en va de même pour les douleurs dorsales (78%), les maux de tête ou la migraine (76%) et les maux de ventre (73%). Même lorsqu'ils ne se sentent pas bien sur le plan psychologique, trois quarts des répondants (74%) poursuivent leur activité.
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Même en cas de fièvre ou de grippe, une partie des indépendants continue à travailler, même si un sur trois (31%) le fait depuis son domicile. La crainte de contaminer d'autres personnes entre également en ligne de compte : la moitié des entrepreneurs disent en tenir clairement compte, tandis que 26% s'en soucient peu. En cas de symptômes liés à une maladie chronique ou de longue durée, la proportion de ceux qui travaillent depuis chez eux tombe à un sur huit (12%).
Pourquoi les indépendants continuent-ils de travailler lorsqu'ils sont malades ?
Les raisons sont avant tout pratiques et financières. Parmi les entrepreneurs qui travaillent malgré la maladie, 63% le font pour éviter une perte de revenus. Pour 58%, l'une des motivations est d'empêcher le travail de s'accumuler et près de la moitié (47%) estiment que leur présence est indispensable au bon fonctionnement de leur activité. La crainte de décevoir leurs clients (45%) ou de transférer une charge de travail supplémentaire sur leurs collègues (17%) joue également un rôle.
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Stéphanie Gowenko, responsable pour Xerius en Wallonie : “Travailler malgré des problèmes de santé est une réalité pour de nombreux indépendants, et ce, pendant pas moins de 22 jours par an en moyenne. Pour eux, tomber malade n'est pas seulement une question de santé : les conséquences pratiques et financières sont aussi une source de stress. Les revenus disparaissent, le travail s'accumule et les clients comptent sur eux. Cela explique pourquoi certains continuent à travailler même avec de la fièvre ou la grippe, que ce soit chez eux ou sur leur lieu de travail. Une large majorité (82%) est pourtant consciente de l'importance de prendre soin de soi lorsqu'on est malade afin de se rétablir plus vite.”
Un recours limité à l'indemnité légale d'incapacité de travail
- En Belgique, moins d'un indépendant sur cinq a déjà bénéficié de l'indemnité d'incapacité de travail (19%). Les différences régionales sont faibles (Wallonie 21%, contre 20% en Flandre et 17% à Bruxelles).
- Parmi ceux qui y ont déjà fait appel, la durée moyenne reste inférieure à sept jours d'indemnisation par an. Là encore, les écarts régionaux sont réduits : environ sept jours en Wallonie et en Flandre et six jours à Bruxelles. Pour la moitié des bénéficiaires, le recours se limite à deux jours par an. Un petit groupe bénéficiant d'indemnités durant de longues périodes tire donc la moyenne vers le haut.
Stéphanie Gowenko ajoute : “L'implication personnelle et la passion des indépendants les poussent à poursuivre leur activité, même lorsque leur santé leur joue des tours. Ce constat est manifeste aussi bien en Wallonie et à Bruxelles qu'en Flandre. Moins d'un indépendant sur cinq a déjà bénéficié de l'indemnité légale d'incapacité de travail. Pour la moitié d'entre eux, cela ne représente que deux jours par an, même si un petit groupe est contraint de s'absenter plus longtemps pour raison de santé. La moyenne s'établit à sept jours d'indemnisation par an.”
Plus de huit indépendants sur dix ignorent le montant de l'indemnité
Seul un indépendant sur six (16%) a une idée du montant de l'indemnité ou le connaît avec précision. Plus étonnant encore, seule la moitié des indépendants savent qu'ils peuvent percevoir une indemnité lorsqu'ils sont malades. Par ailleurs, 34% connaissent l'existence du dispositif, mais pas le montant auquel ils peuvent prétendre. Au total, plus de huit indépendants sur dix ignorent combien ils pourraient recevoir.
“L'indemnité légale d'incapacité de travail constitue un filet de sécurité important, mais elle ne remplace pas les revenus professionnels habituels. Depuis le 1er septembre 2026, son montant brut s'élève à 50,28 euros par jour pour un cohabitant, 65,56 euros pour un isolé et 82,64 euros pour une personne ayant charge de famille. L'indemnité est versée à partir du 1er jour uniquement si l'incapacité de travail reconnue dure plus de sept jours. Aucune indemnité n'est due pour une période plus courte. Il est important que les indépendants sachent à l'avance sur quel montant ils peuvent compter s'ils tombent malades”, précise Xerius.

À propos de l'étude
L'échantillon se compose de 2.282 entrepreneurs belges qui ont participé à une étude quantitative en ligne entre le 22 avril et le 20 mai 2026. Le questionnaire durait en moyenne 23 minutes. Les résultats ont été pondérés par région afin d'être représentatifs des entrepreneurs en Belgique. La marge d'erreur est limitée à 2,04%.
Les femmes sont légèrement majoritaires parmi les répondants (53%, contre 47% d'hommes). Sur le plan géographique, environ 57% viennent de Flandre, 30% de Wallonie et 13% de Bruxelles. La plupart des entrepreneurs ont entre 36 et 65 ans et vivent avec leur partenaire, souvent avec des enfants vivant encore au foyer. L'échantillon comprend aussi bien des indépendants débutants que des entrepreneurs expérimentés, avec une forte représentation de personnes ayant plus de dix ans d'expérience. Le secteur tertiaire est le plus représenté, suivi du secteur quaternaire. Pour 42% des répondants, le milieu familial ou l'éducation ont joué un rôle dans leur choix de devenir indépendant.
À propos de Xerius
Xerius est la plus grande caisse d’assurances sociales pour indépendants et le plus grand guichet d’entreprises de Belgique. Les entrepreneurs peuvent s’adresser à Xerius pour la création, l’inscription, la modification et la cessation d’une entreprise, ainsi que pour leurs obligations administratives, leurs cotisations sociales, leur sécurité sociale et leurs assurances complémentaires. Grâce à ses 12 bureaux en Belgique et à ses services numériques, Xerius accompagne plus de 250.000 indépendants et 165.000 sociétés à chaque étape de leur parcours entrepreneurial.
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